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ALIEN, LA RESURRECTION

Alien, la résurrection (Alien Resurrection) est un film anglo-américain de Jean-Pierre Jeunet (France), sorti en 1997. C’est le quatrième film de la Saga Alien. 

Histoire :

Deux cents ans après les événements de Alien 3, les scientifiques militaires créent sur le vaisseau spatial USM Auriga un clone d'Ellen Ripley (Sigourney Weaver) en utilisant son ADN à partir d'échantillons de sang prélevés avant sa mort. Ils extraient l'embryon de la reine Alien à l'intérieur de son ventre au moment de sa mort, la cloîtrent et recueillent ses œufs pour une utilisation ultérieure. Le clone de Ripley est maintenu en vie pour complément d'étude. En raison de son ADN mélangé avec l'Alien pendant le processus de clonage, elle développe une force accrue et des réflexes surhumains, du sang acidifié, et un lien empathique avec les Aliens.

Un groupe de mercenaires arrive avec leur vaisseau, le Betty, et une cargaison de plusieurs êtres humains mis en stase. Les militaires utilisent les humains kidnappés comme hôtes pour les Aliens, ce qui donne naissance à plusieurs Aliens qui grandissent pour l'étude. L'équipage du Betty a vite fait de rencontrer Ripley. Call (Winona Ryder) la reconnaît et tente de la tuer, croyant qu'elle peut être utilisée pour créer davantage d'Aliens. Alarme tardive, car les Aliens ont déjà mûri et échappent rapidement à leur détention, endommagent l'Auriga et éliminent son équipage. Le scientifique, le Dr Wren (J.E. Freeman) révèle que la commande par défaut du vaisseau en cas d'urgence est de revenir sur Terre. À l'idée de ce que vont déclencher les Aliens sur la Terre, Ripley, les mercenaires, Wren, un soldat nommé Distephano (Raymond Cruz), tentent de survivre à la menace Alien et décident de se diriger vers le Betty et l'utiliser pour détruire l'Auriga.

Comme le groupe se fraye un chemin à travers le vaisseau, plusieurs d'entre eux sont tués par des Aliens lors d'une embuscade. Call se révèle être un androïde lorsque Wren trahit le groupe. En utilisant sa capacité à s'interfacer avec l'Auriga, elle l'amène sur une trajectoire de collision avec la Terre, dans l'espoir de détruire les Aliens dans l'accident. Wren la prend en otage, exigeant qu'elle annule la collision. De Purvis (Leland Orser) éclot un Chestburster qui, alors qu'il tient Wren sur sa poitrine, éclate à travers sa cage thoracique en passant par la tête de Wren et le tuant.

Ripley découvre que la reine Alien a acquis une capacité humaine à partir de son ADN : elle possède désormais un utérus, et peut donner naissance à des enfants sans la nécessité des œufs et des hôtes. Le résultat est le Newborn, portant un mélange de traits humains et aliens. Il reconnaît en Ripley sa mère et tue la reine et le Dr Gediman (Brad Dourif).

Ripley et les mercenaires survivants se rejoignent au Betty. Mais l'hybride l'a suivie dans le vaisseau et tue Distephano. Ripley le tue en utilisant son propre sang pour creuser un trou à travers un hublot, ce qui aspire violemment la créature à travers le trou dans le vide de l'Espace. Les survivants s'échappent par le Betty tandis que l'Auriga se heurte à la Terre.

Synopsis :

Deux cents ans après le suicide de l’officier Ellen Ripley, une équipe de scientifiques sous les ordres du général Perez clone la jeune femme afin de récupérer l’alien vivant en elle, qui n’est autre qu’une reine. À leur grande surprise, le clone de Ripley a hérité de certaines caractéristiques génétiques des aliens et ce dernier possède en partie la mémoire de Ripley. Puisque la Reine va pondre, les scientifiques ont fait appel à des pirates de l’espace qui leur vendent huit « cobayes humains » en hyper-sommeil qui serviront d'« hôtes » et qui donnent ainsi naissance à huit aliens. Les scientifiques arriveront-ils à étudier ces « bébés » ?

Acteurs :

Sigourney Weaver (Ripley 8,7), Leland Orser (Purvis), J.E. Freeman (Dr Wren), Brad Dourif (Dr Gediman), Dan Hedaya (Gnrl Perez), Raymond Cruz (DiStephano), Michael Wincott (Elgyn), Winona Ryder (Call), Kim Flowers (Hillard), Gary Dourdan (Christie), Dominique Pinon (Vriess), Ron Perlman (Johner).

Anecdotes :

Avant Jean-Pierre Jeunet, David Cronenberg, Peter Jackson, Bryan Singer et Danny Boyle avaient été approchés pour réaliser le film.
 
La première version du scénario était centrée sur un clone de Newt, la petite fille de Aliens le retour. C’est pourquoi Winona Ryder avait été approchée avant même que le personnage de Ripley ne soit réintégré à l’intrigue. Grande fan de la franchise, elle ne put s’empêcher de voler de nombreux souvenirs sur le plateau (dont du slime alien qu’elle garde chez elle) et de faire apparaître son frère dans le film (il campe un "corps").
 
Ce quatrième opus devait initialement prendre la forme d’un Alien vs. Predator… Une idée que Sigourney Weaver trouvait stupide et horrible. Ce crossover verra le jour sept ans plus tard sous la houlette de Paul W.S. Anderson.
 
Sigourney Weaver a touché 11 millions de dollars pour reprendre son rôle… Soit le budget total du premier Alien.
 
Le scénariste Joss Whedon écrivit le personnage de Christie en pensant à Chow Yun-Fat : mais l'agent de ce dernier déclina le rôle qui fut finalement confié à Gary Dourdan. Le rôle de Call (Winona Ryder) fut quant à lui d'abord proposé à Angelina Jolie qui le refusa (les deux actrices se croiseront trois ans plus tard sur Une vie volée). Le rôle du Dr. Wren, enfin, devait d'abord être attribué à Bill Murray qui pu retrouver Sigourney Weaver, sa partenaire de S.O.S. Fantômes. C'est finalement J.E. Freeman qui hérita du rôle.
 
Pour camper une Ripley hybride, Sigourney Weaver apprit à bouger comme un Alien avec Tom Woodruff, concepteur et interprète des créatures depuis Aliens le retour.
 
Après avoir obtenu l’accord de Jean-Pierre Jeunet, la Fox et Sigourney Weaver insistèrent auprès du réalisateur pour engager Dominique Pinon sur le film.
 
Entraînée durant plusieurs semaines par Nigel Miguel de l’université UCLA, Sigourney Weaver mit un point d’honneur à mettre elle-même son panier "de dos", écartant la solution CGI proposée par Pitof. Elle réussit son shoot à la première / quatrième / sixième prise (les sources officielles peinent à se mettre d’accord malgré la vidéo montrant la réussite de ce shoot).
 
La scène de poursuite sous-marine dans les cuisines inondées de l’Auriga a été tournée dès le début du tournage, durant trois semaines, dans un gigantesque réservoir (45 mètres de long, 36 mètres de large, 5 mètres de profondeur). Sans visibilité et sans air (des plongeurs étaient disposés un peu partout pour assurer leur sécurité), les comédiens ont vécu cette séquence comme un véritable défi physique et mental, Sigourney Weaver détestant l’eau et Winona Ryder devant lutter contre sa phobie survenue après une quasi-noyade survenue dans sa jeunesse. Quant à Gary Dourdan, harnaché à Dominique Pinon, il devait nager pour deux, tant et si bien qu’il finit par ramper entre les prises pour se ménager… Une idée que Jean-Pierre Jeunet adopta pour le film.
 
Les places sont chères à Hollywood ! Malheureusement pour la production d'Alien, la résurrection, tous les plus grands studios de tournage de Californie étaient déjà occupés par d'autres futurs blockbusters. A cette époque, le Starship Troopers de Paul Verhoeven, Le Monde perdu de Steven Spielberg et le Titanic de James Cameron prennaient toute la place, ne laissant à l'équipe de Jean-Pierre Jeunet que des plateaux de moindre ampleur pour tourner le quatrième volet de la saga Alien.
 
Le premier jour de tournage, Sigourney Weaver (qui avait pourtant opté pour un autre costume), flasha sur celui du personnage de Kim Flowers… qui se retrouva alors sans garde-robe. Le temps qu’un nouveau costume soit conçu, la comédienne ne put tourner, d’où son retard dans la scène de poursuite aquatique. Elle plonge après le groupe et est toujours seule à l‘écran.
 
Confiés aux studios Blue Sky (L'Âge de glace), les aliens numériques (les premiers de l’histoire de la franchise) s’inspirent notamment des iguanes marins pour leurs mouvements aquatiques.
 
L’hybride humain-alien dévoilé à la fin du film (le "New Born") devait initialement être créé en images de synthèse. Par manque de budget, il sera élaboré en animatronique. C’est la première créature de la saga arborant des yeux… Pour l’anecdote, ses organes génitaux mi-masculin mi-féminin, incorporés à l’animatronique, durent être effacés numériquement à la demande de la Fox.
 
La Reine Alien est la même que celle de Aliens le retour. Ne disposant pas du budget nécessaire pour développer une nouvelle créature, l’équipe dut retrouver la trace de l’animatronique de Stan Winston et James Cameron, en partie offerte à un collectionneur qui prêta gracieusement la Bête.
 
Jean-Pierre Jeunet a tourné le film sans parler un seul mot d’anglais. Il était constamment accompagné d’une interprète, Aruna Villiers, qui l’avait aidé durant la promotion américaine de La Cité des Enfants Perdus. Pour parvenir à mieux communiquer avec l’équipe, Jean-Pierre Jeunet élabora un story-board complet de son film. Un fait plutôt rare sur un tournage, où seules les séquences complexes sont story-boardées.
 
Une version longue du film, proposant 7 minutes d’images supplémentaires, est disponible sur le DVD et le Blu-Ray du film. Elle incorpore notamment le générique de début initialement imaginé par Jean-Pierre Jeunet mais écraté par la Fox pour raisons budgétaires (un alien en gros plan s’avère être un minuscule écrasé par un officier dans un cockpit), ainsi qu’un final se déroulant sur Terre, au pied d’un Paris en ruines.
 
Le design du vaisseau principal, l’Auriga, dut être retouché en catastrophe : conçu comme un vaisseau vertical peu adapté au format Scope, l’imposante station spatiale fut repensée à l’horizontal.
 
Les miniatures du film (vaisseaux et décors) ont été tournées dans le complexe industriel Hughes … qui accueillit auparavant les miniatures de Independence Day.
 
Le chef-décorateur du film, Nigel Phelps, avait auparavant œuvré sur Batman et Judge Dredd. malgré la profusion de couloirs dans le film, il n’en construisit que deux, modifiant leur aspect au fil des prises avec l’aide de son équipe et du directeur de la photographie Darius Khondji.
 
Avant la version retenue par Jean-Pierre Jeunet, quatre versions du final furent envisagées au fil du tournage par le scénariste Joss Whedon, toutes se déroulant sur Terre. Une cinquième fin fut finalement écrite et tournée… mais fut écartée car insatisfaisante. Après le tournage, l’équipe dut donc se reformer temporairement (130 personnes !) et se rendre à New York (Sigourney Weaver étant bloquée sur place) pour tourner une nouvelle fin… Un final encore insatisfaisant qui fut finalement re-re-tourné à Los Angeles.
 
Si Marc Caro n’a pas souhaité accompagner son compère Jean-Pierre Jeunet dans cette aventure hollywoodienne, il a cependant travaillé sur quelques concepts de costumes et de coiffures. Les chaussettes rayées de Winona Ryder, c’est lui !
 
L’ordinateur de bord est appelé "Father", en hommage à l’ordinateur du premier Alien, "Mother".
 
Une scène "explicite" entre Ripley et les Aliens fut tournée par Jean-Pierre Jeunet, mais coupée au montage par le réalisateur, car trop borderline.
 
Le personnage de Dominique Pinon n’avait pas de jambes dans le scénario original.
 
Le plan du cirage chauffé à la flamme avait déjà été utilisé par Jean-Pierre Jeunet dans Delicatessen.
 
Peu convaincus par le choix de Ron Perlman, les exécutifs de la Fox validèrent le choix de Jean-Pierre Jeunet dès le visionnage des premiers rushes.
 
Faute de budget, Jean-Pierre Jeunet dut sacrifier une scène décalée chère à son cœur : un moustique (numérique) devait venir piquer Ripley et s’enflammer suite au contact avec le sang acide.
 
Superviseur des effets visuels, Pitof fut propulsé réalisateur de seconde équipe : on lui doit la plupart des plans avec les aliens, dont l’accouchement de la reine.
 
Deux films de SF made in France ont vu le jour en 1997 : Alien, la résurrection et Le Cinquième élément.
 
Le plan d’ouverture, qui dévoile un clone de Ripley en pleine maturation, fut tourné avec un mannequin en silicone s’inspirant de photos de la comédienne enfant.
 
H.R. Giger, le créateur des aliens, fut oublié dans le générique final de la version cinéma et se plaint auprès de la Fox. Un oubli fâcheux qui fut corrigé lors de la sortie vidéo du film.
 
Joss Whedon s’est dit à plusieurs reprise très déçu par le film, qui ne respectait par le ton de son scénario original. Un ton qu’il reprendra dans sa série SF, Firefly, et son prolongement cinéma Serenity : l'ultime rébellion.
 
Le personnage campé par Dan Hedaya devait initialement mourir aspiré par le vide intersidéral. Préférant conserver cette mort pour un personnage plus important (l’hybride), Jean-Pierre Jeunet offrira une fin plus humoristique au Général Perez, dont le cerveau sera perforé par un alien. Peu convaincus par la scène, les producteurs décidèrent de la garder, après des projections-tests très positives.
 
Les générations d’androïdes semblent être  qualifiées selon un ordre alphabétique : Ash dans Alien (la lettre "A"), Bishop dans Aliens et Alien 3 (la lettre "B") et Call dans Alien, la résurrection (la lettre "C").
 
La scène qui voit la caméra rentrer dans l’œsophage de Leland Orser jusqu’à l’alien a été tournée à l’envers : une caméra fut poussée au fond de sa gorge et ressortie. Il ne restait plus qu’à jouer la séquence à l’envers pour parfaire l’illusion.
 
La compagnie Weyland-Yutani laisse ici sa place à… Wal-Mart.
 
Confrontée à l’hybride, Sigourney Weaver détourne le regard… Ne jamais regarder une bête sauvage dans les yeux : un souvenir de Gorilles dans la brume ?

NOTATION & CRITIQUE

 
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